centre international de poésie Marseille
ACCUEIL
LE CIPM
Présentation
Coordonnées
Adhérer
AUTEURS
PUBLICATIONS
[à télécharger]
Hors collection
CCP - cahier critique de poésie
CCP - dossier
Cahiers du Refuge
Le Refuge
Le Refuge en Méditerranée
Import / Export
Un bureau sur l'Atlantique
Actes de colloques
cent titres
[autres...]
Revues de Presse
PHONOTHÈQUE
RÉSEAU
Adresses
Liens

BIBLIOTHÈQUE

ARCHIVES
Colloque à Tanger
Expositions
Manifestations
Les Inédits
Résidences
Ateliers
Traduction
Conférences

EXPOSITIONS

Joan Brossa


Les etceteras infinis
Imprimer cette page


du vendredi 30 septembre au vendredi 18 novembre 2011

Exposition consacrée au travail de
Joan Brossa



Présentation :

Joan Brossa, né à Barcelone le 19 janvier 1919, est le poète catalan d’avant-garde le plus important du xxe siècle. Issu d’une famille d’artisans, il dût partir au front de la Guerre d’Espagne à dix-sept ans. C’est là qu’il débuta sa carrière de poète. Dans les années 1940, il se lie d’amitié avec J. V. Foix, Joan Miró et Joan Prats, qui le guident dans les chemins du surréalisme. Grâce à leurs conseils, il commença à écrire des sonnets, des odes et des pièces de théâtre – qu’il appelait poèmes scéniques –, d’esthétique néo-surréaliste. Il composa en 1941 ses premiers poèmes visuels, inspirés du futurisme. Son premier objet trouvé date de 1943 ; le premier assemblage de deux objets différents de 1950 ; la première installation – dans la vitrine d’une boutique barcelonaise – de 1956. Ses premières connaissances et amitiés étaient issues pour la plupart de cercles artistiques. Il participa à la fondation de la revue Algol (1946) et Dau al Set (1948), qui marquèrent la reprise de l’avant-garde après la Guerre d’Espagne. À partir de 1950, la rencontre avec le poète brésilien João Cabral de Melo imprime une évolution à la poésie de Joan Brossa. Sa visée devient plus politique, et la rupture formelle est radicale avec Em va fer Joan Brossa [Joan Brossa m’a fait] (1950). Le tournant politique et social est présent également dans des odes, des sonnets et des pièces théâtrales de structure plus traditionnelle. La rupture formelle s’accompagne à un plus grand degré de conceptualisation et de synthétisation, patent dans des livres du début des années 1960 comme Poemes civils [Poèmes civils] (1960) ou El Saltamartí [Le poussah] (1963), qui contenait déjà des poèmes visuels. C’est le point de départ du cheminement plastique de Brossa – ses poèmes visuels et ses objets. Après sa première rétrospective à la Fondation Joan Miró de Barcelone, « Joan Brossa ou les mots sont les choses » (1986), son oeuvre a été montrée dans de très nombreux pays. L’exposition du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía à Madrid en 1991 lui a assuré une renommée internationale. En outre, sa poésie s’installa dans les rues : ses poèmes corporels investissent l’espace public, comme le « Poema visual transitable » du Vélodrome de la Vall d’Hebron de Barcelone (1984). Néanmoins, il continua à alterner les compositions plastiques, le théâtre et les formes poétiques plus classiques, comme la sextine. Brossa a toujours été à la marge des genres. Ses collaborations avec des artistes plasticiens sont très nombreuses et variées : Novel·la [Roman] (1965), Frègoli (1965), etc., avec Antoni Tàpies ; Oda a Joan Miró [Ode à Joan Miró] (1973) et Tres Joans [Trois Joans] (1978), avec Joan Miró ; Tal i tant [Tel et tant] (1983), avec Frederic Amat ; Brossa i Chillida a peu pel llibre [Brossa et Chillida à pied dans le livre] (1995), avec Eduardo Chillida, etc.

Pour la scène, il écrivit des actions spectacle dès les années 1940, et il pratiqua par la suite d’autres genres para-théâtraux comme les « monologues de transformation », les ballets, les concerts – parmi lesquels il faut souligner les collaborations avec Josep M. Mestres Quadreny et Carles Santos : Suite bufa [Suite bouffe] (1966) ou Concert irregular [Concert irrégulier] (1968) –, le théâtre sur texte, les livrets d’opéra et les scénarios de film. Sa volonté de porter l’expérimentation vers toutes les formes confirme sa poétique : la conception de la poésie comme un jeu. Mais les moyens employés furent très divers car, d’après Brossa, l’évolution des temps exigeait un changement formel incessant, ainsi qu’un processus de synthèse et de visualisation progressif. La parution de Poesia rasa[Poésie rase] (1970) fut une surprise en Catalogne, mais elle assura à Brossa une place parmi les auteurs les plus intéressants de la littérature catalane contemporaine. es honneurs n’arrivèrent que plus tard, et ils étaient mérités (Lletra d’Or 1981, Prix Ciutat de Barcelona 1987, Médaille Picasso de l’Unesco 1988, Prix National d’Arts Plastiques et de Théâtre de la Generalitat de Catalogne 1992, 1998). Son oeuvre plastique connaît alors une diffusion internationale : il participe à la Biennale de São Paulo en 1993 et à celle de Venise en 1997. Parmi ses expositions monographiques nous pouvons citer « Joan Brossa. Werke 1951-1988 » à la Galerie Mosel und Tschechow de Munich en 1988, « Joan Brossa: Poésie visuelle. Poèmes objet. Environnements », au Musée d’Art Moderne de Céret et au Musée d’Art Moderne de Collioure en 1991, « Joan Brossa, Words are Things. Poems, Objects and Installations » dans les Riverside Studios de Londres en 1992 ou « Joan Brossa, poeta visual » au Museo de Arte Carrillo Gil et au Museo de Arte Contemporáneo de Monterrey, Mexique, en 1998. Après son décès, le 30 décembre 1998, la grande rétrospective « Joan Brossa ou la révolte poétique », réalisée à la Fondation Joan Miró de Barcelone le consacra définitivement. De 2005 à 2007, une grande exposition, « Joan Brossa, desde Barcelona al Nuevo Mundo » a été présentée dans diverses villes du Chili, du Brésil, de l’Argentine et du Portugal, et de 2008 à 2009 l’exposition « Bverso Brossa » a parcouru une demi-douzaine de capitales européennes.

L’oeuvre littéraire de Brossa a été traduite depuis 1951, par des poètes et des traducteurs prestigieux : Rafael Santos Torroella, Pere Gimferrer, Andrés Sánchez Robayna, José Batlló, Alfonso Alegre et Carlos Vitale, parmi d’autres, en espagnol ; Arthur Terry, John London ou David Rosenthal, en anglais ; Alain Arias-Misson, Montserrat Prudon, Pierre Lartigue, Marc Audí ou Thierry Défize, en français ; Lasse Söderberg, en suédois, etc. Les traductions, dépassant aujourd’hui la quinzaine de langues, ont aidé grandement à la découverte et à la diffusion internationale de l’oeuvre de Joan Brossa.

Glòria Bordons, Barcelone, octobre 2010, in ' ' ' Le Cahier du Refuge ' ' ' 204, octobre 2011, et publié sur www.visat.cat








voir aussi :
Les etceteras / Sommaire astral (Manifestations)
Joan Brossa - Les etceteras infinis (Manifestations)


lire aussi :
Les etceteras
204 (Joan Brossa)

 

MA COMMANDE
LETTRE D'INFO
CCP 28
CCP 28 — DOSSIER
ACTUALITÉ
expositions :
Joerg Ortner
manifestations :
Rencontre avec Jacques Sojcher
vient de paraître :
233
CCP 28 — DOSSIER
CCP 28
Unités
La rencontre de Sapho et Rûmî
232 : Antonin Artaud

en écoute :
Brion Gysin
Thomas Braichet
Pierre Guyotat
Esther Ferrer
Ghérasim Luca
Hamid Ismaïlov
Serge Pey
Dimitri Bortnikov
Banina Giri
Alfredo Costa Monteiro, Léos Ator
Luc Etienne

retour en haut de page Mentions légales Crédits Coordonnées retour en haut de page