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Médisant Contre-Pied : 1994-2004

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le vendredi 26 novembre 2004, à 19h00

Rencontre-lecture pour les dix ans des éditions, avec :

Arbitrage:

Olivier Domerg

1ère mi-temps :
Michel Crozatier, Claude Yvroud, Jules Vipaldo, Véronique Vassiliou, Christophe Tarkos, Nicolas Tardy

mi-temps 2 ème :
Nathalie Quintane, Dominique Meens, Cécile Mainardi, Jean-Marie Gleize, Emmanuelle Bayamack-Tam, Thibaud Baldacci



Les éditions CONTRE-PIED publient des petits textes d’auteurs peu connus ou inconnus, jugés « inclassables » du fait de leur écriture, de leur originalité, de leur nombre de pages ou de leur format. (Ce peut être également un extrait d’une oeuvre plus importante, si celui-ci fonctionne de façon autonome.)
L’idée de ces éditions étant d’instaurer, par des prix modiques, par l’emploi de la reprographie, par une diffusion ciblée et judicieuse, et surtout par la publication des textes de qualité, un « contre-pied » par rapport aux conditions éditoriales actuelles.
De 1994 à 2004, les éditions CONTRE-PIED ont publié trois à quatre textes par an, pour un tirage n’excédant pas 200 à 300 exemplaires. Le vendredi 26 novembre 2004, elle fêteront leurs dix ans au cipM avec pas moins de dix auteurs invités.

« Il se pourrait que notre médisance ne soit pas de bon ton, qu’elle n’ait rien à voir avec le calcul, la crise de position. Il se pourrait qu’elle jure dans ce concert de manifestes et de déclarations d’intention. Qu’elle ne soit pas de ces postures dans lesquelles l’on se drape. Qu’elle aille bien au-delà de ces « grimaces et simagrées » et de cette agitation. Il se pourrait que notre médisance ne soit pas ce qu’on pense. Qu’elle rompe ou fasse le dos rond. Qu’elle ripe ou se torde les tripes (de rire ?). Tournure d’esprit, façon de lucidité, refus d’obtempérer. L’hypothèse décolle. Il se pourrait qu’elle ne veuille pas aller dans le sens qu’on attend d’elle (vitupérations ou arrogance d’une prétendue av.-g.). Il se pourrait qu’elle rue dans les brocarts et prêche dans le dessert. Et qu’elle ne soit, somme toute, qu’un contre-pied supplémentaire, et pour tout dire, son contraire : une bienveillance agissante, une résistance à l’air du temps, qui se traduit dans les faits. En dix ans, 33 livres publiés, 24 numéros de revue, 90 expositions pluridisciplinaires, 80 lectures, des centaines d’auteurs invités, et, en moyenne, 150 adhérents/an. Une articulation offensive et réfléchie, sous l’égide de l’association Autres et Pareils : publier et diffuser à faibles coûts des textes réputés difficiles afin de les rendre accessibles (par lagratuité, les lectures, la mixité des pratiques) à un large public ; multiplier rencontres, échanges, angles d’attaque (art et poésie en appartement, manifestations plurielles du type La poésie dans tous ses états en 1999, Poésie à tous les étages en 2001 ou poésie – espace public aujourd’hui) ; jouer du partenariat et déjouer les contingences ; sortir des lieux et parcours obligés afin de trouver d’autres façons pour nos auteurs de rencontrer leur public. Bien sûr, cela ne se fait pas sans dépense d’énergie ! Cela ne va pas sans de ponctuels découragements ; voire, sans critiques sur nos façons de faire. Que ne nous a-t-on pas dit en dix ans d’exercice : « ce ne sont pas des livres ; vous menacez le système avec vos publications » ; etc. Reproches en tout genre. Réquisitoires à charge. Polémique stérile sur les dangers de la micro-édition. Bottons en touche, froide ! Nos si petits livres, nos presque livres, nos si peu livres, nos livraisons gratuites (pendant neuf ans), reprographiées et diffusées sans aide d’aucune sorte (pendant neuf ans), dénotaient dans le « milieu ambiant » ! Faut croire qu’on ne peut impunément user du contre-pied. Qu’il faut montrer page blanche et recueil dûment estampillé. La visée était pourtant modeste : contribuer, à notre minuscule échelle, à faire circuler des textes, à découvrir et soutenir des auteurs, à favoriser leurs lectures. Quoi d’autre ? Répétons-le, Contre-Pied est la branche éditoriale d’une association qui oeuvre dans la création artistique interdisciplinaire depuis 1987, et de ce fait, compte sur de nombreux adhérents ; dont la plupart ne sont pas des « spécialistes », mais qui, grâce à cette livraison trimestrielle et aux rencontres-lectures régulièrement organisées, se sont peu à peu familiarisés avec la poésie contemporaine. Cela est peu, bien peu, mais c’est ce que nous voulions. C’est notre façon de répondre. »

Olivier Domerg




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